
CONTEXTE
Le Parc National Marin « Manyange Na Elombo Campo » (PNMNEC), situé sur la façade maritime méridionale du Cameroun, couvre une superficie d’environ 110 300 hectares. Créée le 09 juillet 2021, cette Aire Marine Protégée (AMP) a pour vocation principale la conservation des écosystèmes marins et côtiers face aux pressions anthropiques croissantes, notamment la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN), ainsi que le braconnage des espèces emblématiques. Les résultats de l’évaluation IMET réalisée en 2022, corroborés par les perceptions des pêcheurs artisanaux locaux, mettent en évidence une dégradation avancée des habitats marins.
Cette situation est largement imputable aux pratiques de chalutage illégal intensif observées sur plus de deux dernières décennies. Ces activités ont entraîné une altération significative des fonds marins, compromettant les fonctions écologiques essentielles des habitats naturels, notamment les zones de refuge, de reproduction et d’alimentation des espèces halieutiques. Dans ce contexte de dégradation écologique et de raréfaction des ressources, la mise en place de récifs artificiels apparaît comme une stratégie innovante et complémentaire de gestion durable. L’immersion de structures artificielles vise à restaurer les habitats dégradés, favoriser la recolonisation biologique et renforcer la productivité halieutique au bénéfice des communautés riveraines dont les moyens de subsistance dépendent fortement de la pêche artisanale.
Au-delà de leur rôle écologique, les récifs artificiels constituent également des outils de gouvernance participative. Ils favorisent l’implication des parties prenantes, le partage de connaissances entre acteurs scientifiques et communautés locales, ainsi que la sensibilisation à la gestion durable des ressources marines. Leur efficacité repose toutefois sur une approche intégrée prenant en compte les dimensions écologiques, techniques, socio-économiques, institutionnelles et réglementaires. C’est dans cette perspective que l’expertise des jeunes chercheurs Camerounais dans le domaine des sciences marines est sollicitée pour accompagner ce processus. En partenariat avec les acteurs impliqués dans la gestion du PNMNEC, les chercheurs contribueront à la conception, la planification et la mise en œuvre de cette initiative à travers une approche participative.
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OBJECTIFS
L’objectif général de cette étude est de contribuer à la restauration des écosystèmes du Parc National Marin « Manyange Na Elombo Campo » à travers la conception et l’implantation participative d’un récif artificiel.
Objectifs spécifiques
De manière spécifique, il s’agira de :
Renforcer les capacités pratiques et scientifiques des étudiants dans le domaine des sciences marines à travers un cas pratique de restauration écologique en milieu marin ;
Promouvoir le transfert de connaissances et le dialogue entre chercheurs, gestionnaires d’aires protégées et communautés locales ;
Restaurer la biodiversité marine en créant des habitats artificiels favorables à la vie des espèces halieutiques (poissons, crustacés, etc.) ;
Réduire la pression exercée sur les habitats naturels en proposant des zones alternatives d’exploitation halieutique ;
Stimuler le développement d’activités relevant de l’économie bleue, notamment la pêche artisanale durable et l’écotourisme ;
Développer des outils pédagogiques et de sensibilisation sur les techniques de restauration des écosystèmes marins.
CIBLES
Cet appel à candidatures s’adresse aux étudiants de l’ENSAHV et les autres établissements dont les offres de formation portent des environnements littoraux et marins, ainsi qu’aux jeunes diplômés de l’ENSAHV ou des établissements susmentionnés justifiant d’au plus trois (03) années d’expérience professionnelle.
LIVRABLES ATTENDUS
Les candidats devront soumettre un dossier technique présentant de manière détaillée le récif artificiel proposé pour l’immersion, les caractéristiques du site d’immersion envisagé ainsi que les caractéristiques techniques des matériaux à utiliser et leurs dimensions. Le dossier devra également inclure une méthodologie détaillée d’immersion, un budget prévisionnel, les objectifs écologiques visés ainsi que les impacts attendus du projet. Enfin, les candidats devront proposer des modalités de suivi et d’évaluation du dispositif afin d’apprécier son évolution et ses effets sur l’écosystème marin.
CRITERES D’ELIGIBILITE
Les candidatures devront être soumises par équipes composées de trois (03) à cinq (05) membres, selon les configurations suivantes : deux (02) diplômés pour un (01) étudiant, deux (02) diplômés pour deux (02) étudiants, ou trois (03) diplômés pour deux (02) étudiants. Les participants devront satisfaire aux conditions suivantes :
Être étudiant d’au moins niveau 3 au cours de l’année académique 2025-2026 ;
Être un jeune professionnel justifiant d’au plus trois (03) années d’expérience au cours de l’année académique 2025-2026 ;
Constituer un groupe composé de trois (03) à cinq (05) membres et le faire enregistrer auprès de TUBE AWU au plus tard le 14 juin 2026 ;
Avoir au moins un (01) membre du groupe régulièrement inscrit dans un établissement dont l’offre de formation portent des environnements littoraux et marins au cours de l’année 2025-2026 ;
Fournir au moins 01 lettre d’engagement d’au moins 01 enseignant-chercheur ou d’un chercheur acceptant d’assurer la supervision des travaux du groupe.
Par ailleurs, aucun membre du comité scientifique de TUBE AWU ne pourra assurer la supervision des groupes candidats, ceux-ci faisant partie du comité chargé de l’évaluation et de la sélection finale des propositions.
ACCOMPAGNEMENT
Tous les groupes enregistrés bénéficieront d’un encadrement technique assuré par le staff de TUBE AWU ainsi que d’une prise en charge mensuelle des frais de connexion afin de mener à bien leurs recherches.
CHRONOGRAMME
Publication de l’appel d’offre : 25 mai 2026 ;
Constitution et enregistrement des groupes à TUBE AWU : 20 jours après lancement de l’appel d’offre ;
Travail des groupes : juin à août 2026 ;
Évaluation et sélection : septembre 2026 ;
Consolidation de la proposition retenue : octobre 2026 ;
Implantation de la structure récifale : Novembre 2026
Suivi du récif : Novembre 2027
NB : Apres l’enregistrement des différents groupes, une plate-forme de communication sera mise sur pieds afin de faciliter les échanges pour les prochaines étapes.


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