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Approche communautaire de conservation des tortues marines sur la côte atlantique Camerounaise

Suite à la chute drastique du nombre de tortue marine dans le monde, l’UICN a classé les
différentes espèces de tortue marine en fonction du niveau de menace et de vulnérabilité de chaque espèce. En conformité avec les dispositions de l’UICN, le Cameroun a classé toutes les espèces de tortue marine dans la catégorie de protection A, c’est-à-dire espèce intégralement protégée. Suite à la signature de nombreuses conventions internationale, le Cameroun s’engage à participer à la conservation des espèces menacées en général et de la tortue marine en particulier. Le projet KUDU Cameroun qui fait partir du programme KUDU, s’articulait autour de l’amélioration des connaissances scientifiques sur les tortues marines, de l’inclusion des populations locales dans le projet et de l’intégration du projet dans le contexte socio-économique. Après avoir recensé les préoccupations vitales de la zone, le projet a introduit plusieurs activités permettant de les résoudre avec pour objectif principal la diminution de la pression exercée sur les tortues marines. Cette approche bien que participative n’a pas atteint l’impact voulu puisque à terme, les populations sont rentrées dans leurs vieilles habitudes étant donné qu’il n’y avait plus de suivi ni de fond pour les compensations. Cependant, les personnes impliquées dans le projet KUDU, grâce aux connaissances acquises durant le projet, ont décidé de se mettre ensemble pour poursuivre les actions initiées. Bien que leurs activités puissent être vu comme une continuité du projet KUDU, quelques différences demeure. En occurrence la zone couverte qui est plus grande, les patrouilles qui sont plus fréquentes, de nouveaux partenariats (RASTOMA, Tropical Forest, Planète Urgence, etc). L’association est ouverte à tous ceux qui veulent s’impliquer dans la conservation des tortues marines. De par le statut d’association, l’organe de gestion, en occurrence le bureau exécutif est voté en assemblée général pour un mandat de deux années renouvelables. C’est ainsi qu’une base de données plus solide est faite par l’association depuis la saison de ponte 2016-2017, où sont enregistrés tous les indices de présence de chaque espèce ; la sensibilisation des jeunes a été initiée grâce aux cours d’éducation environnemental dispensé dans les établissements ; la visibilité du village s’est accentuée par la création d’un site web et le projet de réfection du musée du village ; les noix de coco qui étaient vendu au prix le plus bas sont mieux valorisées, Cette approche permet l’implication des populations locales, donc la valorisation des savoirs locaux. Donc, la présence de l’association communautaire de recherche et de développement Tubé Awù porte de plus en plus de fruit.

Mots clés : approche communautaire, conservation, tortue marine

Auteur : DJOUMESSI NGOUADJIO Marlène

Contribution à la gestion du futur parc marin de Campo en vue de la protection des tortues marines

Dans le but de contribuer à l’amélioration des connaissances sur les tortues marines et leur habitat sur la zone du futur parc marin de Campo, une étude en collaboration avec l’Association Tube AWU a été menée du 1er février au 31 Juillet 2017. L’objectif était de
circonscrire les zones de prédilection d’alimentation des tortues vertes et imbriquées dans la zone d’étude à travers l’étude de la distribution spatiale des algues d’alimentation constituée en grande partie de Dictyota dichotoma, espèce qui constitue majoritairement le régime alimentaire de la tortue verte. A cet effet, 15 kilomètres ont été parcourus du village Mbodo au village Bekolobe à l’aide d’une embarcation motorisée équipée d’un GPS. De même des transects le long de la zone d’étude ont été réalisés par des plongées afin de prélever les échantillons d’herbiers y compris la collecte de données biométriques de 32 tortues marines donc 29 vertes et 3 imbriquées. Les données relatives à la caractérisation et la cartographie des aires d’alimentation ont été analysées à l’aide des logiciels Google eath et QGIS 2.18.4, suivie des analyses des contenus stomacaux des spécimens de tortues marines prises mortes au filet. Les résultats de l’étude confirment que ces herbiers font partie de l’alimentation des espèces de tortues de la zone et que la majorité de ses individus sont des juvéniles, ce qui renforcerait l’hypothèse que cette zone est une zone de croissance des espèces retrouvées. Les données cartographiques ainsi obtenues ont révélé plusieurs espèces et sites d’alimentation : 17 espèces d’algues reparties en 9 familles ont été identifiées avec une forte dominance de Dictyota dichotoma et la famille des Dictyotaceae ; les zones probables d’alimentation des tortues vertes et imbriquées sont majoritairement concentrées dans la partie Nord de la zone d’étude (Ebodjé Talla). Cette zone est donc l’une des principales zones d’alimentation des tortues. Pour des raisons de conservation de ces espèces, cette zone devrait privilégier des engins de pêche plus sélectifs que les filets maillants (lignes dormantes).

Mots clés : Algues marines, tortues marines, Cartographie, Ecotourisme, Parc marin de Campo

Auteurs : MESSA PAGA Marcel Brice

Diversité ichtyologique et rentabilité de la pêche artisanale à Campo

Une étude sur l’évaluation de la diversité ichthyologique et la rentabilité de la pêche artisanale dans l’arrondissement de Campo a été menée d’avril à octobre 2015. L’objectif de ce travail  était de Contribuer à l’amélioration des connaissances sur l’état d’exploitation des ressources ichtyologiques de la bande côtière de l’arrondissement de Campo. Sur le terrain, les données ont été obtenues d’une part à travers le suivi quotidien et la quantification des débarquements, et d’autre part à travers un entretien semi structuré de 74 pêcheurs. Au total, 2812 poissons ont été échantillonnés appartenant à 22 familles 36 genres et 44 espèces. Les familles les plus représentées sont celles des Carangidae, des Scianidae, des Lutjanidae et des Pomadasydae avec respectivement 6, 5, 4 et 4 espèces. Tandis que la famille des Squalidae est la moins représentée avec une espèce. Les valeurs des indices de diversité spécifique de Shannon et Weaver décroissent d’amont vers l’aval (de 5,16 à 2,81) montrant ainsi que le milieu est relativement diversifié (plus riche en amont et moins riche en aval). Dans le même ordre d’idée, l’équitabilité J de Piélou décroit d’amont vers l’aval (0,74 à 0,56) témoignant ainsi une légère perturbation des écosystèmes. Les CPUE moyennes sont estimées à 9,7 kg/sortie de pêche. S’agissant de la rentabilité de la pêche,  Le chiffre d’affaire moyen annuel des pêcheurs s’élève à 4 908 063,66 FCFA avec un revenu moyen annuel net de 4 610 584 FCFA.

Mots clés : diversité ichthyologique,  rentabilité de la pêche artisanale, capture par unité d’effort, indice de diversité.

Auteur : Xavier NDJAMO